Violences des forces de l’ordre burkinabè contre des réfugiés maliens : L’ONU condamne un acte inadmissible 

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Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a condamné lundi dans un communiqué des violences des forces de sécurité burkinabè contre des réfugiés maliens au Burkina Faso, qui ont fait « 32 blessés » samedi, selon l’AFP. Le HCR s’appuie sur des témoignages de réfugiés pour conclure que les forces de sécurité burkinabè ont frappé « à coup de matraque, ceinturon et corde » « des hommes et des garçons » du camp de Mentao, qui abrite 6.500 réfugiés maliens.

Ce camp est situé à 20 kilomètres au sud de la ville de Djibo, dans le Nord du Burkina, région frontalière du Mali régulièrement ciblée par des attaques jihadistes depuis cinq ans. A la suite d’une « attaque contre des soldats, plus tôt dans la journée » (un soldat a été tué et un autre est porté disparu), « les forces de sécurité sont entrées dans le camp, à la recherche d’individus armés impliqués dans l’attaque », et ont « procédé à une recherche porte-à-porte (…) forçant les hommes et les garçons à sortir avant de les frapper », « faisant 32 blessés », a affirmé le HCR.

« Les réfugiés se sont vus accusés de complicité à l’égard des assaillants non-identifiés et ordonner de quitter le camp dans les 72 heures, sous peine de mort », selon le HCR. Tous les réfugiés blessés reçoivent actuellement des soins au centre de santé de Djibo, la ville voisine du camp, dont quatre pour des fractures.

Le HCR réitère son appel au Gouvernement du Burkina Faso d’autoriser la relocalisation des refugies vivant dans le camp vers un endroit plus sûr, et offre son appui aux autorités.

Le HCR a été forcé d’évacuer son personnel de Mentao en novembre 2019 en raison de l’insécurité persistante. L’accès au camp est sporadique, alors que les conditions des réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, y sont désespérées, l’école, le centre de santé ainsi que le poste de sécurité ayant fermé.

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