Violences sexuelles liées aux conflits : LA REPRÉSENTANTE SPÉCIAL DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU A MOPTI

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La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies (RSSG), en charge des questions de violences sexuelles liées aux conflits (VSLC), Mme Patten était à Mopti, afin de s’enquérir de la situation dans ce domaine, au centre du Mali, une région en proie à de vives tensions intercommunautaires et à une grande insécurité. Pour cette visite de terrain, Pramila Patten était accompagnée de Joanne Adamson, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU, en charge du pilier politique à la MINUSMA, de Guillaume Ngefa, Directeur de la division des droits de l’homme et de la protection, représentant le Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, de Bernadette Sene, Cheffe du Bureau de Protection des femmes de la MINUSMA et, de Josiane Yakibou, Directrice pays du FNUAP (le Fonds des Nations Unies d’Appui à la Population)

Mercredi 27 février au matin, à l’aéroport de Mopti Ambodédjo, l’avion des Nations Unies transportant la délégation de Mme Patten atterri. Accueillis par Alexandre Carette, fonctionnaire en charge de l’intérim du Chef du bureau local de la MINUSMA, dès leur arrivée, les officiels onusiens se sont entretenus avec les victimes, réunies au sein d’une coordination régionale des victimes. Un regroupement de plusieurs structures et associations qui a vu le jour, grâce notamment aux efforts de la MINUSMA. Efforts techniques et financiers, qui ont respectivement permis sa création mais aussi, la mise en place d’un centre multifonctionnel pour les victimes de violences basées sur le genre (VBG), dans la ville de Konna (région de Mopti). Un projet à impact rapide de la MINUSMA, appuyé par sa division des droits de l’homme et de la protection.

Avec ces victimes, les échanges ont essentiellement porté sur l’état des VBG dans la région, qui malheureusement s’amplifient, conséquence directe de la dégradation du climat sécuritaire. En plus de l’insécurité, la coordination des victimes a fait état de pesanteurs socio-culturelles à ce sujet dans la région, et du manque de confiance en la justice, qui sont les principaux défis pour la région dans la lutte contre les VBG.

Mme Pramila Patten s’est ensuite entretenue avec le personnel féminin de la Mission des Nations Unies à Mopti. Elle a souligné l’importance du travail de ces femmes de l’ONU qui selon elle ont : « un impact positif sur l’environnement dans lequel elles opèrent ». Elle a reconnu tous les efforts de ces personnels de la MINUSMA qui, grâce à leur sensibilité, arrivent à sécuriser leur environnement. Pramila Patten les a ensuite félicités pour le travail qu’elles accomplissent et les a exhortés à plus d’efforts afin de servir de bons exemples aux filles et aux femmes du pays hôte. En retour, les employés de la MINUSMA/Mopti ont manifesté leur satisfaction et leur joie, de recevoir ces hôtes de marque dans la région, pour s’imprégner des réalités qu’elles vivent en tant que personnels féminins des Nations Unies, déployées sur le terrain.

L’étape qui a suivi et qui a constitué le point d’orgue de la visite de la RSSG sur les violences sexuelles liées aux conflits, est celle de l’hôpital régional Somino Dolo de Mopti. Sur place, la délégation a assisté au lancement du centre « One Stop ».

Financé par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), il s’agit d’un guichet unique qui va permettre aux victimes/survivant(e)s de violences basées sur le genre d’être totalement prises en charge, pour des soins de santé, un suivi psychosocial, sécuritaire et légal, en toute sécurité, en toute discrétion et surtout gratuitement. Le « One Stop center » est un centre multifonctionnel, qui permettra une prise en charge, non seulement, des patient(e)s du Centre, mais aussi ceux (elles) du Nord du Mali, en l’occurrence Tombouctou, Gao, Ménaka, Taoudéni et Kidal.

MINUSMA

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