Yangasso : Mme Coulibaly Fatoumata Tangara une Amazone à la Tête de la Mairie

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Elle ambitionne de hisser sa commune, et par ricochet, Ségou, la capitale des Balazans au sommet du développement socio-économique

Cette femme est exceptionnelle. Elle est brave et humble. Mme Coulibaly Fatoumata Tangara est l’unique femme maire de sa circonscription. Cet honneur n’est pas l’effet du hasard. Le mot amazone n’est pas fort pour qualifier cette épouse moulée dans les innombrables valeurs du terroir.
Elle fait la fierté de la gent féminine parce qu’elle est une actrice performante sur le front du développement à la base. L’enseignante de formation, s’est illustrée au service de sa communauté en tant que maire. Son dévouement n’a d’égal que son humilité. Le respect de l’autre est notoire dans toutes ses actions.

à notre arrivée au rendez-vous, Mme la maire est assise derrière une machine. Elle lit un dossier. Mme Coulibaly Fatoumata Tangara visiblement concentrée faisait le point des activités avec l’aide de son secrétaire général. L’équipe organisait la réception d’un jardin d’enfants construit par la mairie. Cette femme leader a réalisé plusieurs actions concrètes en faveur du développement de sa commune. Elle a forgé l’admiration de ses administrés. Mme Coulibaly est consciente de ses responsabilités. Ces propos l’attestent : « Je me dois de réussir ma mission pour honorer ceux qui m’ont choisie. Je dois mériter la confiance de ceux qui étaient réticents de confier la gestion de la commune à une femme ».

Quel a été son secret pour se hisser à la tête du bureau communal malgré les réticences? Mme Coulibaly sourit largement avant de nous révéler qu’elle avait longtemps participé à la vie associative et syndicale dans sa circonscription. Son mérite est largement reconnu par les populations.
En effet, notre interlocutrice est à la base de la création de l’association « Aye Wili » de Yangasso. Ce groupement féminin s’est illustré dans le domaine de l’assainissement et du bien-être de la famille. L’association menait des activités de sensibilisation sur la planification familiale et la nutrition. Elle faisait également la promotion de la visite prénatale, la promotion de l’éducation de la fille et son maintien à l’école.

MAUVAIS POSITIONNEMENT DES NOMS SUR LES LISTES. à la veille des élections communales de 2016, Mme Coulibaly a été rapprochée par les jeunes pour être leur candidate. «  Je n’ai pas hésité, j’ai accepté cette offre. Cependant, je me demandais si je devais participer aux élections sur une liste indépendante ou faire alliance avec un parti politique », nous confie-t-elle. Finalement, elle se rapprocha du RPM et mena un combat difficile pour être tête de liste. Cette première bataille sera gagnée. En effet, l’une des difficultés à surmonter par les candidates lors des élections de proximité est leur mauvais positionnement sur les listes de candidature des partis politiques.

Heureusement, la loi sur le genre a été appliquée lors des dernières élections communales. Elle a porté chance à Mme Coulibaly : «  La loi sur le genre et ma popularité au sein des mouvements associatifs de notre commune m’ont beaucoup aidée. Mais pour être maire, il fallait plus », dit-elle. Tout n’a pas été rose pour elle. Mme Coulibaly a fait face aux manœuvres politiciennes entretenues et alourdies par le poids des traditions, la force des habitudes, les résistances culturelles. «  Il y avait trop de réticences. Pour convaincre l’électorat, j’ai bataillé fort en leur proposant un programme innovant et ambitieux. Mon slogan invitait les électeurs à faire confiance à une femme pour une première fois et de constater la différence dans les méthodes de gestion de l’argent public.», se souvient la maire de Yangasso.

Notre interlocutrice, par son courage et son audace, voulait donner l’exemple à ses nombreuses sœurs. Les Maliennes devaient oser monter sur le créneau politique et prouver que c’est possible de changer les mentalités des hommes à leur égard. Une fois élue, elle a travaillé à instaurer une bonne gouvernance à la mairie, d’où l’initiative de la journée de restitution publique. Cette journée est mise à profit par l’ensemble des citoyens de la commune. Elle permet aux élus de faire le point des recettes et des dépenses, et surtout de définir les nouvelles orientations.

Ce modèle professionnel dans une société traditionnelle est susceptible d’inspirer d’autres femmes à organiser des activités civiques dans leur communauté ou à se présenter à des élections, notamment de proximité. «  C’est la seule issue pour augmenter le nombre de femmes dans les mairies et à l’Assemblée nationale.

Les lois sont là, mais nous les femmes qui ont eu la chance d’être élues devrons donner le bon exemple pour faire taire à jamais les réticences », insiste Mme Coulibaly. Le secret de notre édile est son acharnement à aller jusqu’au bout dans son combat. Elle conseille aux femmes de se faire confiance et de ne pas se fier aux obstacles. La vision de la maire est claire. « Dans une société comme la nôtre les femmes doivent triompher des préjugés sociaux en prouvant de part leur comportement qu’elles peuvent au même titre que les hommes assumer des postes de responsabilités de haut niveau », plaide-t-elle
Le quotidien de l’entreprenante Fatoumata Tangara est marqué par l’action. Le travail bien fait demeure sa préoccupation majeure. Bien inspirée par son statut de mère-éducatrice, elle aspire toujours au changement.

Mariam A. Traoré
Amap-Ségou

 

Règles abondantes : quelles EN sont les causes ?

Pour pouvoir soigner une ménorragie (on parle de «ménorragies» lorsque les règles sont trop abondantes ou si elles durent plus de 7 jours)  et bénéficier d’un traitement adapté, il faut tout d’abord identifier les causes :
Des règles abondantes peuvent être liées à des fluctuations hormonales (excès d’œstrogènes, insuffisance de la progestérone…). Les ovaires produisent des œstrogènes qui permettent le développement de l’endomètre (muqueuse qui tapisse les parois internes de l’utérus). Si les œstrogènes sont sécrétés en excès, l’endomètre a tendance à trop s’épaissir, provoquant ainsi des règles plus abondantes.

La présence de tumeurs bénignes comme des polypes ou des fibromes utérins peuvent entraîner des règles plus abondantes. Ces tumeurs bénignes se développent sur la muqueuse qui tapisse la cavité utérine.
La présence d’une adénomyose, une forme d’endométriose qui se caractérise par le développement des cellules de l’endomètre à l’intérieur de la paroi utérine, ou d’une autre pathologie de l’endomètre (atrophie, hyperplasie, cancer…) peuvent causer des règles abondantes. Plus rarement, des règles trop abondantes peuvent être liées à une anomalie de la coagulation sanguine (maladie de Willebrand par exemple). Dans ce cas, les antécédents médicaux personnels et familiaux d’hémorragie (saignement du nez ou des gencives, ecchymoses faciles) permettent d’orienter le diagnostic.

Des règles abondantes peuvent révéler une pathologie liée à la grossesse chez la femme enceinte ou en âge de procréer. Lors d’une grossesse avérée, des ménorragies peuvent être le signe d’une grossesse extra-utérine, d’une fausse couche spontanée ou d’une grossesse môlaire.
Le port d’un DIU au cuivre peut allonger la durée des règles, les rendre plus abondantes et entraîner des carences en fer surtout chez les femmes vegan et végétariennes. Si les règles s’accompagnent de douleurs inhabituelles ou de saignements entre les règles, il faut en parler à votre médecin.

Que faire et quand s’inquiéter ?
Le score de Higham (un outil qui permet d’estimer la quantité de sang éliminée pendant les règles et la durée des saignements à chaque cycle) est un bon indicateur pour définir si les règles sont anormalement abondantes. Si votre score est supérieur à 100, consultez un médecin. De même, si vous avez des symptômes associés comme une fatigue, une pâleur, un essoufflement à l’effort, des douleurs pelviennes, un avis médical est primordial. Par ailleurs, «une femme végétarienne ou vegan qui a des règles abondantes a des risques très élevés d’être carencée en fer et en multi-vitamines et peut donc être anémiée.
Il faut absolument qu’elle consulte un médecin», alerte le Dr Berdah. En fonction des résultats aux examens (cliniques, urinaires, sanguins, échographies, frottis…) et du diagnostic, le médecin pourra mettre en place un traitement adapté. Cela peut passer par l’administration d’un DIU hormonal au Lévonorgestrel ou d’une contraception orale. Dans certains cas, un traitement chirurgical est à envisager (abrasion de la muqueuse utérine, résection de l’endomètre…).

Ménorragies, métrorragies, spotting… Quelles différences ?
Les ménorragies correspondent à des règles d’une durée supérieure à 7 jours et lorsque le flux sanguin dépasse les 80 ml par cycle. Elles se manifestent par une perte de sang plus rouge, souvent accompagnée de caillots.
Les métrorragies correspondent à des saignements d’origine utérine (écoulement sanguin des voies génitales féminines) survenant en dehors de la période des règles. Le plus souvent, elles apparaissent lors de l’initiation d’une contraception hormonale (pendant les 3 premiers mois), mais elles peuvent être liées à une pathologie infectieuse, à une endométriose, à la présence de polypes, de fibromes utérins ou d’une tumeur cancéreuse du col de l’utérus ou de l’endomètre.
Le spotting est un saignement peu abondant – il s’agit généralement de quelques gouttes qui se manifestent par des traces de sang sur les sous-vêtements – qui peut survenir au quotidien. Le spotting est le plus souvent lié à l’action hormonale de la pilule, d’un implant, d’un anneau vaginal ou d’un DIU hormonal, mais peut également survenir après un oubli de pilule. Il peut également révéler un trouble gynécologique comme un fibrome utérin, un polype ou un kyste…

Source : santé.journaldesfemmes.fr

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