Zones de conflit : DE GRAVES MENACES SUR LA SÉCURITÉ DES ÉCOLES

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Pendant la guerre, il n’est pas rare de voir des établissements bombardés, détruits ou brûlés. Et des enfants privés de leur droit à l’éducation

Notre pays s’engage à réduire l’impact des conflits armés sur les établissements et
garantir la sécurité dans ces lieux d’apprentissage

Le ministère de l’Education nationale et Save the Children ont organisé, vendredi dernier, dans les locaux du département ministériel, un point de presse sur la sécurité dans les écoles. Il s’agissait pour les organisateurs d’informer l’opinion nationale et les partenaires au développement sur l’engagement du gouvernement à mettre en œuvre de façon effective la Déclaration sur la sécurité dans les écoles « DES » et ses lignes directrices, endossées le 1er février. Les organisateurs voulaient partager aussi les actions prioritaires du gouvernement visant l’opérationnalisation de la « DES » et solliciter un accompagnement des partenaires en vue de protéger le droit à l’éducation des enfants et des jeunes affectés par le conflit armé au nord et au centre du pays.
Le point de presse était animé par le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Kinane Ag Gadeda, en présence du représentant de Save the Children, Tchegoun Adebo Koba, de la représentante de l’Unicef au Mali, Lucia Elmi et de nombreux invités.Le conférencier a expliqué que l’impact des conflits armés sur l’éducation engendre des défis humanitaires et de développement et des problèmes sociaux. C’est pour cela qu’il n’est pas rare de voir, dans les zones de conflit, des écoles et des universités bombardées, détruites ou brûlées, et des enfants, étudiants, enseignants et universitaires tués, mutilés, enlevés ou détenus de manière arbitraire.
Le secrétaire général a aussi précisé qu’il arrive souvent que des établissements d’enseignement soient utilisés comme base, caserne ou centre de détention par des parties en conflit. Ainsi, dira-t-il, ces agissements exposent élèves, étudiants et enseignants à des dangers et les empêchent de bénéficier de leur droit à l’éducation. Ce qui prive des communautés entières des bases nécessaires pour construire leur avenir.
Par ailleurs, Kinane Ag Gadeda a rappelé que la conférence internationale de mai 2015, conviée à Oslo (Norvège) par le secrétaire général des Nations unies sur la question, a approuvé la DES, tout en lançant une campagne de sensibilisation pour son endossement par tous les pays.
A ce propos, il a révélé que cette déclaration est un engagement, un soutien politique d’un Etat pour la protection des élèves, des enseignants, des écoles et des universités contre les attaques pendant les conflits armés.
En signant donc la DES, notre pays s’est engagé à réduire l’impact des conflits armés sur les établissements d’enseignement et garantir la sécurité dans ces lieux d’apprentissage, a laissé entendre le secrétaire général du département de l’Education nationale.
Enfin, il a indiqué que notre pays s’est engagé à opérationnaliser les lignes directrices, afin d’amener les parties en conflit armé à arrêter de commettre les six violations graves à l’encontre des enfants, notamment le recrutement, le meurtre, l’enlèvement, les violences, les attaques dirigées contre les écoles et le refus de l’accès à l’aide humanitaire.
Il a aussi témoigné de sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers pour leurs appuis multiformes avec une mention singulière pour l’Unicef, la Minusma, Save the Children et Plan international pour leur précieux accompagnement dans la sécurisation des écoles.

Siné S. TRAORé

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